Chapitre IX - p.148

" Mes grandes souffrances dans ce monde ont été les souffrances de Heathcliff, je les ai toutes guettées et ressenties dès leur origine. Ma grande raison de vivre, c'est lui. Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d'exister ; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l'univers me deviendrait complètement étranger, je n'aurais plus l'air d'en faire partie. Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans les bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l'hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessaire. Nelly, je suis Heathcliff ! Il est toujours, toujours dans mon esprit ; non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être."

Les Hauts de Hurlevent

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 16:26

Pensée (2) ( un ancien texte que j'avais laissé trainé ) Il est certain que les mots des maux ne s'envolent pas comme ça, pas durablement. Qu'ils me hantent quoi que j'y fasse, sans réelles solutions. La tête n'influe pas sur le coeur pour certain. Malheuresement ( Heureusement ? ) je fais partie de ces gens là.. Les émotions du moment nous font écrire des choses qui quelques jours plus tard n'auraient surement jamais vue le jour. Mais la base est là. Et quoi que j'y fasse... bref :)


Il n'y a pas de point final, tout est sans dessus-dessous sans rangement durable (mieux que le bug de l'an 2000, vous ne trouverez pas, bienvenue dans ma tête ! ) ; seulement des virgules rondes qui jouaient à s'éterniser, à t'éterniser dans ton absence. Tu me manqueras toujours. Je regrette de n'avoir jamais pu esquisser ton sourire, de ne jamais avoir pu te le retourner. J'ai espéré tant que j'ai pu mais il faut bien se rendre à l'évidence, l'espoir, ça ne suffit pas. C'était seulement un joli mot pour combler le néant d'une histoire, pour camoufler un peu la laideur des Choses, un mot joli comme un c½ur, joli comme l'amour. Qui tentait d'embellir et n'arrivait à rien. Ton absence se diffuse en échos partout où je crois trouver un espace libre pour respirer. Partout, amplifiée. Et j'ai beau me dire, présent, tu ne l'as jamais été, et j'ai beau me dire, tu ne partiras jamais tout à fait, un bel euphémisme, j'ai la trace de ta semelle sur le c½ur. J'ai beau me remplir de paradoxes, trafiquer les vérités et m'y perdre comme pour trouver une issue. Je sais ,que la ponctuation de ma tête ne fera jamais changer cette virgule limée dans mon c½ur.Dérisoires pensées qui m'accueillent. Qu'on ne compte pas l'éternité (?).


Cosa sei disposto a perdere ?
Paura di cadere.


Pensée (2)  ( un ancien texte que j'avais laissé trainé ) Il est certain que les mots des maux ne s'envolent pas comme ça, pas durablement. Qu'ils me hantent quoi que j'y fasse, sans réelles solutions. La tête n'influe pas sur le coeur pour certain. Malheuresement ( Heureusement ? ) je fais partie de ces gens là.. Les émotions du moment nous font écrire des choses qui quelques jours plus tard n'auraient surement  jamais vue le jour. Mais la base est là. Et quoi que j'y fasse... bref :)
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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 16:00

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 16:25

*

Alors, voilà : je voulais seulement te dire...

Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent.

Te dire que sans toi, je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage.

Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir.

Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi et que depuis que je suis à New-York, je te sens plus présent que jamais. Contre toute logique, je m'accroche à cette conviction que tu m'aimes encore, même si j'ignore toujours pourquoi tu m'as quittée et si notre histoire avait un sens pour toi.

Si je devais ne jamais te revoir, j'aimerais que tu saches que je ne regrette rien. Que les morsures cruelles de la douleur pèsent de peu de poids face à la parenthèse de notre amour.

Peut-être te souviens-tu de cette soirée dans ton petit appartement de Greenwich, lorsque cette tempête avait enseveli Manhattan sous la neige. Nous étions restés une semaine sans sortir. C'était le premier jour où il ne neigeait pas. Emmitouflés dans des couvertures, on regardait la ville à travers la vitre. Le soir venait de tomber, mais il n'y avait encore qu'une seule étoile dans le ciel. Je me sentais triste et seule, car le lendemain je devais repartir en France. J'ai désigné l'étoile et je t'ai confié : « Tu vois cette étoile solitaire perdue dans l'immensité du ciel ? Eh bien, cette étoile, c'est moi. » Tu m'as regardée puis tu as pointé le firmament et, comme par magie, une autre étoile s'y est allumée. Alors, tu m'as dit : « Celle-là, c'est moi. » Pendant quelques secondes, nous avons été les deux seules étoiles dans le ciel de Manhattan. Et au fond, je n'ai jamais rien désiré d'autre : savoir qu'il y aurait toujours quelqu'un avec moi.



< Extrait du livre "je reviens te chercher" de Guillaume Musso >
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# Posté le lundi 27 juillet 2009 15:25

Parenthèse

Parce que j'ai toujours cette même envie d'écrire. Parce qu'elle vient toujours avec le sourire, ou les larmes. Parce qu'elle est là à chaque instant de vie. Parce qu'elle m'avait quittée, quand j'étais un peu ailleurs. Parce que je suis revenu, et qu'elle m'a suivie.

Il y a un peu plus de réalité. Mais il reste des rêves, et un goût d'inachevé.
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# Posté le dimanche 28 juin 2009 19:14